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Shirogane-sensei, cours n°1. A Vos risques et périls. |
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Sujet: Re: Shirogane-sensei, cours n°1. A Vos risques et périls. Sam 6 Juin 2009 - 13:28 |
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Risa observait toujours les élèves qui semblaient très concentrés sur leur tâche. Tous, ou presque, réunis autour de "Bruce", ils dessinaient. Un silence pesant régnait dans la salle. Risa regarda autour d'elle comment s'organisait la salle, essayant, en vain, de s'accoutumer à ce nouvel établissement.
*On dirait mon lycée...* pensa-t-elle.
Il est vrai que la ressemblance était déconcertante mais, depuis, son ancien lycée n'avait vraiment aucun besoin de personnel. Elle avait dû venir ici et, quelque part, ça ne lui déplaisait pas. Elle ne voyait que des nouvelles têtes et ne risquait pas de croiser l'un de ses anciens professeurs. Elle soupira discrètement, de façon à ne pas se faire entendre par le professeur d'arts plastiques. Elle regarda alors ce garçon à l'allure étrange, qui commença à dessiner, comme les autres. Concentrés sur leur modèle, aucun bruit n'allait briser ce silence. Soudain, ce garçon se mit à réciter quelque chose, une sorte de comptine, un poème... ou les tables de multiplication. Risa, ne comprenant pas un traître mot de l'allemand, l'écouta attentivement, ne sachant de quoi il était question. Ce qu'il récitait brisait le silence de la salle, ce qui rassura en partie Risa qui se sentit plus décontractée parmi tous ces élèves concentrés, silencieux et dessinant ce qu'on leur avait demandé. Elle s'approcha doucement et disrètement, dérangeant le moins possible, et regarda par dessus l'épaule du garçon qui récitait son texte allemand. Elle observa son dessin et sa technnique, sans dire un mot, l'écoutant réciter toujours ce texte allemand.
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Hidekazu Shirogane
Prof d'Arts Plastiques



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Sujet: Re: Shirogane-sensei, cours n°1. A Vos risques et périls. Sam 6 Juin 2009 - 21:38 |
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Alors qu'il parcourait à nouveau la 'rangée' d'élèves, à présent tous penchés avec plus ou moins d'application sur leur chevalet, Hidekazu dressa l'oreille en réaction à un crissement de crayon sur le papier qui s'élevait à une vitesse tout à fait anormale. Dirigeant son regard vers la source du son, il vit la fangirl éplorée de Bruce -il le savait, qu'il oublierait son nom avant la fin du cours- noter quelque chose au dos de sa feuille, et la retourner fièrement. Ravalant un soupir, il ralentit son allure tout en gardant un oeil vaguement distrait sur ce que dessinaient les autres étudiants.
"Pour ceux qui auraient fini, sachez déjà que vous avez dû rater quelque chose quelque part. Toutefois..."
Il marqua une pause.
"Si vous estimez que vous avez terminé, vous pouvez sortir. Et vous me laissez votre feuille sur votre chevalet, et le chevalet là où il est. Sinon je vous note de mémoire plutôt qu'à l'observation, et soyez sûrs que ce ne sera pas à votre avantage.", acheva-t-il froidement.
Le garçon qui était arrivé avec une guitare tentait de prendre les proportions avec un crayon, la jeune fille dont il avait attrapé le crayon au vol s'appliquait à varier le matériel, et à priori la plupart des élèves se conformait globalement à ses instructions. S'arrêtant derrière un étudiant blond manifestement un peu bloqué dans sa progression, le professeur repéra du coin de l'oeil une silhouette féminine adossée à l'embrasure de la porte.
Il lui sembla reconnaître une surveillante, dont il ne connaissait pas le nom mais avait déjà croisée à la hâte au détour d'un couloir. Il lui signala d'un regard qu'il avait remarqué sa présence, et lui adressa une ébauche de sourire avant de reporter son attention sur la feuille de l'élève. Ce dernier, vraisemblablement novice en matière de dessin, s'était efforcé de tracer une espèce d'exosquelette minimaliste pour se repérer, mais le fil à plomb qu'il était censé utiliser pendouillait inerte au bout de son poignet. De fait, l'aplomb de son esquisse était complètement faux.
Surgissant derrière le blond avant qu'il ne trace un trait de plus -ce qu'il n'avait de toute façon pas l'air très décidé à faire-, Hidekazu lui saisit le poignet pour que le fil lesté par le plomb forme une verticale parfaite. C'est beau, la gravité.
"Il tient pas debout ton Bruce. Sers-toi un peu de ça pour vérifier les alignements avant de continuer."
Laissant l'étudiant en tête-à-plomb avec son outil, le jeune prof continua son tour pour arriver au niveau du garçon roux dont il avait refermé un peu sèchement le carnet au début du cours. Comme prévu, le jeune homme semblait déstabilisé par le format imposé. Évidemment, s'il avait pris la sale habitude de dessiner sur un truc dont la taille excédait à peine celle d'un timbre plié en douze, revenir à un format plus spacieux risquait d'être douloureux. Moment de suspens, comment allait-il s'en sortir? … En commettant une nouvelle bourde notoire.
"Ne. Ferme. Pas. Tes. Foutus. Yeux. Après. Avoir. Observé. Ton. Modèle.", articula Hidekazu d'un ton volontairement saccadé, au ras de l'oreille de l'élève.
Au moins il n'irait pas faire comme s'il n'avait pas entendu. Le prof s'éloigna sans attendre de réponse, et traversa la salle en sens inverse, passant derrière son bureau pour revenir près de la porte pour saluer sa collègue, mais d'abord poursuivre l'exposé sur les noms de phobies à la con entamé par le léopard, manifestement incapable de la boucler un seul instant. D'ailleurs, sur le moment il était en train de grogner un truc en allemand.
"De toute évidence, tu ne souffres pas de katagélophobie non plus. Oh, je te prie de m'excuser, c'est la peur d'être ridicule. Et n'étant pas moi-même anuptaphobe, je me passerai de tes services, ainsi que de ceux de Bruce. Il reste un sex-symbol, mais y'a pas assez de viande dessus pour m'intéresser."
Ce sur quoi il réitéra la tape sur l'épaule de l'étudiant et passa outre pour aller voir la surveillante, qui s'était légèrement avancée dans la salle.
"Salut. Shirogane Hidekazu, le nouveau prof d'arts déjà établi en tant qu'immonde tyran méchant et un peu secoué.", se présenta-t-il avec un sourire détendu.
Même si le 'un peu secoué' était un trait indélébile chez lui, le 'immonde tyran méchant' était plutôt réservé aux élèves, en fait.
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Sujet: Re: Shirogane-sensei, cours n°1. A Vos risques et périls. Sam 6 Juin 2009 - 22:37 |
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Dorian n’eut pas à attendre très longtemps. Leur professeur, Shirogane, avait quitté son bureau et marchait à pas lents autour d’eux. Il ressemblait à un loup affamé encerclant ses proies qu’il ne tarderait pas à dévorer. Plaisant. Eux-mêmes étaient plutôt ridicules, disposés en cercle autour de ce squelette désarticulé qui semblait les regardait d’un œil goguenard. Shirogane, lui, se délectait de leur incompétence, et surtout, de leur incompréhension. Dorian était toujours devant sa feuille, fixée sur son chevalet, qui restait désespérément vierge. Ayant sans doute perçut ce désagrément, ou peut-être grâce à la question de la casse-cul de première – les cheveux bleus, oui –, leur répéta les consignes tout en laissant passer cette pointe d’agacement et de supériorité qui émanait de lui : | Citation: | | - Je vais donc avoir l'extrême clémence de rappeler encore une fois les instructions, pour notre douze-millième retardataire mais aussi et surtout pour les amnésiques. Dessiner Bruce. Verticales au fil à plomb. Proportions avec ce que vous voulez qui ne soit pas gradué. Si pas pigé, Shirogane peut expliquer, même si vraisemblablement vous le prenez pour un con. |
Toujours cette terminaison sur une vulgarité alors qu’il commençait avec ce dédain qui lui seyait tant et qu’il cachait à peine sous une sorte d’amabilité. Et cette exagération, « douze-millième » alors que son cours était presque désert en terme de statistiques. S’il espérait dissimuler ainsi que son cours n’intéressait personne, c’était pas gagné. Ensuite, les instructions. Enfin quelque chose d’intéressant. « Dessiner Bruce. » Bref, concis. Bruce, c’était le squelette. Bon, pas cool tout ça. Comment il allait se débrouiller pour dessiner ce tas d’os ? Et le fil à plomb, à quoi pouvait-il bien servir ? Le professeur avait bien précisé, à la troisième personne bien entendu – arrogance quand tu nous tiens –, qu’il était là pour toute question, Dorian n’oserait jamais montrer son ignorance devant tout le monde. Apparemment, les élèves étaient tous ici particulièrement doué dans ce domaine et avaient choisi cette matière optionnelle pour rehausser leur moyenne, ou peut-être, cas rare, par simple plaisir de dessiner.
Shirogane continuait sa ronde, traquant le moindre détail mal agencé des dessins de ceux qui avaient commencé. Les critiques fusaient autour de lui, un mauvais crayon ici, une mauvaise technique là-bas. Et Dorian qui n’avait toujours pas commencé. Il jeta un coup d’œil autour de lui, histoire de cerner où en étaient les autres. L’homme aux cheveux indigo traçait des traits successifs et de ce qu’il parvenait à voir, le résultat était plutôt réussi. Le blond, tout comme Dorian, semblait assez mal à l’aise. Mais il avait entamé son dessin, lui. Dorian était trop loin pour distinguer les traits qu’il dessinait mais finalement, cela n’avait pas trop d’importance. Le professeur avait repris la parole, ce qui était, il fallait l’avouer, bien plus intéressant. Surtout quand ce dernier se permettait de nouveau de critiquer les goûts vestimentaires du jeune homme à la teinture rose, qui certes, possédaient des bottes pour le moins originales. Après un échange d’amabilités plus ou moins obligeantes, Shirogane se remit en quête d’une erreur quelconque sur leurs « œuvres ». L’élève aux bottes débuta son dessin, sans hésitation, comme si ces gestes étaient habituels. La dernière arrivée avait aussi commencé, changeant régulièrement de mine, cherchant à améliorer sans cesse son croquis. Dorian, lui, n’avait qu’un seul crayon de papier, celui dont il se servait au quotidien, et les B et H n’étaient pour lui rien de plus que deux lettres de l’alphabet. Il s’arma tout de même d’un crayon et posa la pointe sur sa feuille qui était toujours d’une blancheur immaculée.
Sa bonne intention fut interrompue par l’entrée d’une jeune femme, qui, étrangement, alla s’appuyer contre un mur. Aucune excuse, si ce n’était un signe de tête en direction du professeur. Aucun geste pour se munir d’un chevalet et d’une feuille pour dessiner Bruce, comme eux tous. Dorian se demande ce qu’elle venait faire là. Les observer ? Si elle ne le faisait pas, lui le fit. C’était une jeune femme, d’une vingtaine d’années, peut-être une surveillante ce qui expliquerait sa non-implication dans le cours. Elle avait un doux visage ; encadré par des longues boucles rosées. Un vrai ange. Un ange aussi discret qu’une souris.
Ne découvrant rien d’autre d’intéressant, Dorian examina tour à tour les autres élèves. Celui aux yeux azur dessinait les yeux fermés. « Quelle idée insensée… Avec mes deux yeux, je n’arrive à rien alors à l’aveuglette… » songea le jeune homme. La fille aux cheveux bleus, toujours aussi énergiques, après avoir jeté de grands traits de crayon, retournait déjà sa feuille pour y inscrire son nom. Elle avait fini et lui n’avait pas commencé. Les bottes roses s’étaient quelque peu laissées dissiper et après avoir ri, elles se mirent à réciter des paroles incompréhensibles, que Dorian comprit comme étant de l’allemand. La supposée surveillante semblait s’intéressait beaucoup à ce phénomène et le fixait intensément.
Le professeur, quant à lui, continuait sa ronde. Remarquant qu’une de ses élèves avait déjà terminé, il annonça que ceux qui avaient fini pouvaient sortir en laissant le matériel en place. Bien sûr, il avait placé au passage qu’elle avait dû oublier un détail important et en profita pour proférer une menace si ses instructions n’étaient pas suivies à la lettre. Le tour des élèves continua. Il critiqua sévèrement l’œuvre du blond, qui effectivement n’avait pas l’air doué en dessin. Il fit ouvrir les beaux yeux de l’homme aux cheveux rouges et se dirigea vers la surveillante, après avoir gratifié son souffre-douleur préféré d’une remarque cinglante.
Shirogane était occupé pour un petit moment à faire la cour à la jeune femme qui avançait vers lui. Dorian l’entendit marmonner une présentation inintelligible pour lui.
Bon, il avait peut-être du temps mais son tour allait bientôt arriver. Tous les élèves ou presque avaient entamé leur dessin et certains avaient déjà terminé. Il était vraiment temps de s’y mettre. Dorian s’arma de son crayon et observa le squelette. Ces membres désarticulés, tellement polis qu’ils brillaient sous la lumière blafarde des néons ne l’inspiraient guère. Ils pendaient, sans vie, autour du tronc de l’ossature. Le crâne était imposant, avec ses deux mâchoires bien distinctes et ses orbites vides. Comment représenter cette monstruosité ? Poussant un soupir, Dorian traça le premier trait. Sans savoir ce qu’il cherchait à dessiner. Quel dommage de gâcher la beauté de cette feuille vide. C’était un beau paysage enneigé où venait maintenant s’ajouter des tâches de cendre de-ci de-là. Son œuvre ne ressemblait à rien. Il tentait vainement de montrer la rigidité des os mais ses traits étaient bien trop droits. Les proportions n’étaient pas respectées, ne sachant comment les mesurer. L’ensemble faisait penser aux gribouillis des enfants, ce qui n’était pas étonnant, Dorian n’ayant jamais dessiné depuis son enfance.
Il redoutait l’instant où le professeur allait le juger. Peur de décevoir. D’être médiocre. Et inutile.
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Izura Hammate
Elève de 4ème année



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Sujet: Re: Shirogane-sensei, cours n°1. A Vos risques et périls. Sam 6 Juin 2009 - 23:55 |
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Izura se perdit dans la contemplation de Bruce. Elle ne savait pas vraiment par quoi commencer. Pour dessiner des paysages, voir des batiments et parfois mêmes des êtres vivants, elle n'était pas trop mauvaise, mais c'était sa toute première fois avec un squelette. Elle observait donc Bruce en espérant presque que ce denrier prenne la parole et lui explique apr où commencer. Malheuerusement, demander à un mort de se mettre à parler était impossible, sauf peut être en philosophie. Mais bon. Avec un soupir, la jeune femme observa ses camarades. Elle fut surprise de découvrir qu'elle s'était perdue dans ses pensées durant un long moment. Assez long pour que de nouvellês têtes rejoignent le cours. La personne qu'elle vit en premier fut le jeune homme en train de parler. Vêtue de bottes roses et d'une tenue plutot atypique.
*Au moins désormais, je sais ce qu'il advenue de la panthère rose. Triste sort en vérité, que le sien.* songea la jeune femme en une seconde, amusée.
Le porteur des derniers vestiges de cet animal quasi sacré, parlait allemand. La jeune femme avait la chance d'avoir appris cette langue dans son enfance, aussi, elle sourit aux mots qu'il prononça. Amusante sa comptine. La jeune femme revient à ce qu'elle cherchait. Son regard glissa sur sa voisine qui avait déjà retourné sa feuille.
*Rapide!* pensa t elle.
Bon, continuant un tour d'horizon, la jeune femme se dit qu'il serait peut être temps qu'elle se bouge. Reussisant à voir la feuille d'un garçon pas très loin d'elle, elle vit par où il avait démarré grace à la taille de ses traits. Obstinée, la jeune femme revient sur sa feuille. Blanche, si blanche. La peur de la feuille blanche était elle en train de l'envahir? Normalement cette peur ne devait elle pas toucher les écrivains? Avec un nouveau soupir, la jeune femme fit rouler ses épaules. Saisissant son crayon, elle traça avec régularité le premier trait de son dessin de cadavre. Un trait, et un autre, et encore un....de fils en aiguilles, sa page blanche commença enfin à ressembler à quelque chose. Le rpoblème qui se posait désormais était "est ce que ce "quelque chose" serait Bruce ou même un squelette?".
Avec une grimace, la jeune femme du bien avouer qu'elle avait de sérieux doutes. Posant à nouveau son crayon, elle se remit à regarder Bruce. Si cela continuait elle allait rêver, ou du moins cauchemarder, de lui toute la nuit. Avec un frisson, elle n'en cessa pas pour autant son observation. L'on aurait pu avoir l'impression qu'elle était en train de maudire le squelette, à marmonner dans sa barbe des phrases dans son jargon sans queue ni tête. Un exemple de ce qu'elle disait serait:
"_Pieds plats...patates... néant...réflexion..lumière réfléchissante..ombre à double jeu....tronc...selon la loi....cm...conversion" * *(en Français dans le texte ^^)
La jeune femme se mordillait la lèvre. Puis soudain elle eut une sorte de déclic. Elle voyait ce qu'elle pouvait faire pour faire ressuciter le Bruce-de-papier. Décidée, elle rectifia plusieurs traits, en traçant d'autres, ajoutant des jeux de lumières qu'elle avait oublié, augmentant certaines proportions....
Bref, plusieurs coups de crayons plus tard, Bruce-de-papier ressemblait à un cousin éloigné de Bruce-debout-devant-elle. Avec un petit sourire, elle fut contente d'avoir put rectifier le tir catastrophique qu'avait pris son dessin. Bon le résultat était loin d'être parfait, et il resteraient pas mal d'imperfection quand elle aurait fini, elle le savait. Un mauvais départ n'était pas entièrement remplaçable, dure réalité du dessin. Mais bon, son résultat serait honorable si elle continuait ainsi. Elle stoppa son sourire et, reprenant son ancienne manie de mordillement, elle réfléchit tout en continuant son dessin des améliorations possibles. Elle n'abandonnerai pas!
Le problème de la personne était qu'elle était trop impulsive. Elle partait un peu trop sur les chapeaux de roues pour finalement se rendre compte que ça ne marchait pas toujours. Heureusement aussi, elle avait un esprit vif qui lui permettait de redresser la barre en partie. L'avantage était qu'elle connaissait sa faiblesse, elle aurait donc moins de mal à s'améliorer.
Izura continua son travail sans plus s'interesser à ce qui se passait autour d'elle.
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Sujet: Re: Shirogane-sensei, cours n°1. A Vos risques et périls. Dim 7 Juin 2009 - 13:35 |
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Après un court moment d'observation, le professeur s'approcha de Risa. Il avait passer un long moment à faire des remarques à l'un des élèves sur ses façons de travailler, qui n'avaient pas vraiment l'air de lui convenir.
"Salut. Shirogane Hidekazu, le nouveau prof d'arts déjà établi en tant qu'immonde tyran méchant et un peu secoué." se présenta-t-il. "Risa Konda... Nouvelle surveillante et pas encore trop traumatisante!" répondit-elle, un sourire chaleureux aux lèvres, légèrement moqueuse.
Le sourire détendu qu'elle vit sur le visage du professeur lui enleva de la tête cette idée de prof difficile. Il avait l'air de savoir gérer une classe. Certes, il était un peu effrayant lorsqu'il parlait à des élèves, mais, apparemment, ça change lorsqu'il discute avec quelqu'un du personnel. Elle jeta plusieurs coups d'oeil aux travaux des élèves et, les regardant travailler en silence, ne put s'empêcher un petit rire en repensant à ce qu'elle faisait vivre à son professeur d'arts. Avant, elle passait son temps à dessiner, mais elle ne faisait jamais ce qu'on lui demandait de faire. Et lorsque la demande de travail ressemblait à un ordre, elle sortait de la salle, sans bruit. Elle regarda timidement Hidekazu, ne sachant pas vraiment quelle explication donner pour ce rire beaucoup plus bruyant que les élèves. Bruce apparaissait maintenant assez clairement sur la plupart des feuilles. Risa regardait patiemment leur techniques et la précision des traits de certains.
"Donc vous êtes considérés comme un immonde tyran méchant... répéta-t-elle. Ça n'a pas l'air de plus vous déranger que ça..."
Elle regarda encore les dessins avant de regarder, avec un doux sourire, le professeur.
"Je vais peut-être me remettre à l'art, un de ces jours!"
Elle regarda encore le travail des élèves. Elle était impressionée, pas par la qualité graphique, non. Elle a toujours très bien dessiné, mais elle n'a jamais voulu obéir à son prof d'art, donc elle n'a jamais vraiment progressé dans cette matière.
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Sujet: Re: Shirogane-sensei, cours n°1. A Vos risques et périls. Mar 23 Juin 2009 - 15:41 |
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Le professeur ne lui ayant fait aucune remarque sur la continuité de son travail, Aya s'y plongea totalement, se coupant du monde extérieur pour ne s'intéresser qu'a ce qu'elle faisait. Elle n'entendit dons pas les quelques remarques sarcastiques que fit "Shirogane-Seenseiiiiiiiii <3", elle ne le vit pas non plus accueillir la surveillante et engager la conversation avec elle. Et elle n'entendit pas non plus les quelques mots de français qu'une jeune fille chuchotait.
Elle ne vit que les traits qu'elle tiraient sur sa feuille, tentant de rendre au maximum l'aspect et les formes de cet amas d'os qu'était Bruce, pas des jeux d'ombres et de lumières, ainsi qu'avec le grain du papier. Elle faisait également attention à ne pas appuyer trop fort sur son crayon, une erreur de débutant maintes et maintes fois répétée. Elle continuait d'inter changer son matériel pour mieux retranscrire le Bruce cherie.
Peu à peu, son dessin prenait forme. Elle avait fait des détails du squelette autour du dessin en pied, pour mieux observer ces os qui se mêlaient et s'entrelaçaient. Les yeux allaient du modèle pour revenir à la feuille, repartant sur le modèle et revenant sur la feuille.
Un Télépathe qui aurait analysé son cerveau l'aurait trouvé vide et plein à la fois. Vide de toute sensation tant son travail l'imprégnait et plein de tour et contour, d'ombre et de lumières, et d'os.
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Sujet: Re: Shirogane-sensei, cours n°1. A Vos risques et périls. Mar 23 Juin 2009 - 16:58 |
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- Kenji dormait paisiblement dans son lit, sa couverture a moitié étalé sur ses jambes l'autre moitié tombant du lit. L'après midi devait être déjà bien entamé, surement quatorze heurs trente, et le jeune homme dormait toujours. Pourquoi ? Tout simplement parce qu'il avait passé sa nuit a écouté de la musique et a boire du café, regardant d'ancienne photo. Il s'était couché a environs sept heurs moins le quart du matin. En plus de s'être couché tard, Kenji avait oublié de régler son réveil pour qu'il sonne a midi.
- Bref, soudainement Kenji se retourna dans son lit et tomba par terre vu qu'il était au bord, il se réveilla brutalement et se leva difficilement se frottant la tête avec fatigue. Le garçon tourna sa tête vers son réveil et remarqua qu'il était beaucoup plus tard que l'heure où il aurait dût se réveiller. En panique il se précipita vers son placard, l'ouvrit et prit un tee-shirt blanc, portant l'inscription noir « Love Rock'n Roll », il prit aussi un jean bleu. Refermant son placard d'un geste vif, il se dirigea ensuite vers ses tiroirs, il en ouvrit un et en sortit un boxer noir, puis il en ouvrit un autre et y prit une pair de chaussettes blanche. Il se dirigea vers la salle de bain, prit rapidement une douche et en ressortit quelque minutes plus tard habillé et les cheveux coiffé, il les avait coiffé comme a son habitude (comme sur l'avatar). L'heure avançait et il n'était toujours pas partit, il prit son mp3 et mit ses écouteurs dans les oreilles, il l'alluma et lança la musique « Boulevard of Broken Dreams » de Green Day. Le jeune étudiant mit son mp3 dans sa poche droite, les écouteurs toujours dans les oreilles, et il sortir de la chambre attrapant un crayon gris au passage et le mettant dans sa poche gauche.
- Marchant en direction de la salle d'art plastique, la musique présente dans le mp3 du jeune homme changea et se vit remplacé par « Know Your Enemy » interprété par Green Day. Appréciant particulièrement cette chanson, Kenji ce mit a la chanter avec joie :
| Spoiler: | | | - « Do you know the enemy
Do you know your enemy Well gotta know the enemy, wa'hey
Do you know the enemy Do you know your enemy Well gotta know the enemy, wa'hey
Do you know the enemy Do you know your enemy Well gotta know the enemy, wa'hey
Violence is an energy Against the enemy Violence is an energy, wa'hey
Bringing on the fury The choir infantry Revolt against the honor to obey Oh eh! Oh eh!
Overthrow the effigy The vast majority Burning down the foreman of control Oheh! Oh eh!
Silence is the enemy Against your urgency So rally up the demons of your soul Oh eh! Oh eh! ... »
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- Chanta t-il en se dirigeant toujours vers la salle d'art plastique, arrivé devant, entrainé par la musique, il mit un grand coup de pied dans dans la porte qui s'ouvrit. Il entra toujours en chantant :
| Spoiler: | | | - « Do you know the enemy
Do you know your enemy Well gotta know the enemy, wa'hey
Do you know the enemy Do you know your enemy Well gotta know the enemy, wa'hey
Insergency will rise When the blood's been sacrificed Don't be blinded by the lies in your eyes Hey!
Oh eh! Oh eh!
Oh eh! Oh eh!
Violence is an energy Oh eh! Oh eh! From here to eternity Oh eh! Oh eh!
Violence is an energy Oh eh! Oh eh! Silence is the enemy
So gimme gimme revoluti... »
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- Soudain Kenji se senti tombé en avant, il venait de bousculer deux personnes adulte, surement le prof et la surveillante avant de perdre l'équilibre et de bousculer encore un autre personne en cherchant a se rattraper, la personne en question portait d'étrange bottes. Étalé au sol et légèrement rouge, Kenji leva la tête et regarda la jeune femme ou plutôt le jeune homme qui portait les étranges bottes et il dit d'un ton légèrement gêné :
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Zephyrin Von Ludwig
Elève de 3ème année



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Sujet: Re: Shirogane-sensei, cours n°1. A Vos risques et périls. Sam 27 Juin 2009 - 0:13 |
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Zephyrin, très concentré sur son dessin de squelette ne faisait guère attention à se qu’il l’entourait. Il était dans sa bulle remplit de divers os humains, de cotes, de vertèbre. Essayant de visualisé jusqu’au plus petit os de la main. Il faisait cela tout en continuant à récité sa table de multiplication pour sorcière. Le jeune prince était très sérieux pour se dessins, il reprenait souvent ses mesures, changeait de temps à autre de crayon. Une fois son dessin de Bruce terminé il y ajouta les ombres, choses extrêmement complexe.
Son esprit qui surchauffait à cause de se dessin ne pu lui permettre d’éviter l’arrivé fracassante du retardataire. Et pourtant, il a plus que prévenue de son arrivé en chantant à tue-tête, mais quand on est vraiment concentré on arrive à faire abstraction au bruit qui nous entours, chose qui peut avoir de bon coté, mais aussi de très mauvais. Et se fut alors l’un des aspects négatif de cela qui allait ressortir et en force. Et cela allait amener le jeune prince à s’énerver, oh oui le jeune homme qui venait de rentrer de façon on ne peut plus fracassante allait recevoir un accueil tout aussi fracassant.
Alors qu’il était concentré a faire les dernières finitions de son dessin, qu’il soit enfin terminé, il se fit bousculé alors il se rattrape de justesse mais en faisant cela fait un grand trais bien gras avec son crayon sur la moitié et perça la feuille au bout du trait en question. Voyant ainsi une heure de travail totalement détruite, le jeune prince était dans une grande, non très grande colère. Se jeune garçon impétueux qui rampait au sol, chose qui lui va bien, se moquant alors de ses bottes, ne pensant même pas à s’excuser ! Venait de saccager son travail. Au nom de tous ses ancêtres il allait jeter son courroux sur cette personne. Le Von Ludwig risquait de dérapé, mais qu’on détruise ainsi son travail. Suite à un léger raclement de gorge il prit la parole.
« Jeune insolent, qui es-tu pour faire se que tu viens de faire ? Non plus encore comment as-tu pu oser me faire ça à moi ? Ne vois tu points que tu es plus qu’en tords ? Et tout se que tu trouve à dire c’est "Euh... jolie bottes !" ! Vraiment avant que je ne sois arrivé dans un tel lieu une telle chose aurait pu se passer ! Un simple roturier qui me bouscule ainsi. Mais pire encore par la faute de se manant, se moins que rien, mon dessin, ou j’avais consacré une partie de mon temps en son honneur, fut détruit ! Oui détruit ! Oh combien je regrette mon château en Allemagne, avant même de m’avoir touché tu aurais été attaché. Sais-tu qui je suis ? Oh que non, si tu le savais tu te repentirais pour ton crime. Pour ta gouverne et pour vous autre dans se cours, je suis nul autre que Zephyrin Von Ludwig. Je me doute très bien que personne d’entre vous sais qui je suis, et je suis bien trop lasse pour vous expliquer tout cela. Mais il vous suffit de savoir que je suis d’un rang social bien plus haut que vous. »
Se retourne et ne fait plus attention à se nuisible qui est encore à ses pieds, examine à quel points son dessins est abimé, il est rare que le prince fasse quelque chose en s’y mettant vraiment de toute force depuis qu’il est arrivé au japon, et voir que lorsqu’il le fait on ruine ses efforts le blesse très profondément. Se que pense les professeurs de son travail l’importe peu en général mais là, il avait vraiment travaillé pour lui-même. Et voila il alla lentement chercher une autre feuille pensant qu’il allait devoir tout recommencer.
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Hidekazu Shirogane
Prof d'Arts Plastiques



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Sujet: Re: Shirogane-sensei, cours n°1. A Vos risques et périls. Sam 11 Juil 2009 - 20:54 |
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Hidekazu avait décidé de ne pas interrompre la conversation pour sauter soudainement sur un élève commettant une quelconque erreur, mais surveillait quand même la classe d'un œil discret mais attentif. Le cours était maintenant bien avancé, et il n'interviendrait qu'en cas de problème majeur, les élèves pouvaient bien se débrouiller tous seuls cinq minutes, et quand bien même ce ne serait pas le cas, ils n'avaient qu'à apprendre, ou s'y accoutumer, il avait encore la magnanimité de leur laisser le choix.
"Risa Konda... Nouvelle surveillante et pas encore trop traumatisante!" , se présenta la jeune femme, qu'il avait donc bien reconnue lorsqu'elle était entrée.
Il va de soi qu'il est beaucoup plus facile d'être physionomiste avec certaines personnes plutôt que d'autres. Le prof haussa un sourcil amusé.
"Pas encore." , répéta-t-il. "En toute bonne foi, je vais en déduire que tu dois être potentiellement encore plus fourbe que moi."
Peu soucieux d'avoir une logique aussi bancale que son humour, Hidekazu suivit la direction du regard de sa collègue, qui observait pensivement les élèves. Force était de constater qu'un calme peut-être relatif mais bien réel avait à présent envahi la salle, qui en aurait presque ressemblé à une salle de classe normale. S'il lui suffisait d'aller se planter dans un coin et de discuter pour que les élèves soient soudainement tous très inspirés par leur travail, il songerait à convier de nouveau la surveillante à son cours. Le rire de la jeune femme s'éleva doucement, brisant le silence -comme quoi, le silence dans cette salle n'était pas qu'une légende urbaine, c'était vraiment possible!
Sortant de ses pensées, il releva les yeux vers Risa, qui lui adressait un regard d'excuse. Pas de problème. Le prof d'art était sévère avec les élèves, mais certainement pas avec les sympathiques surveillantes qui auraient éventuellement le bon goût de venir le distraire de son troupeau de roquets enragés.
"Donc vous êtes considéré comme un immonde tyran méchant... Ça n'a pas l'air de vous déranger plus que ça..." , fit-elle remarquer.
Télépathe? Hidekazu lui retourna un grand sourire assuré.
"Être un tyran, c'est pratique et efficace, et être méchant, c'est tellement marrant, pourquoi je m'en plaindrais? Par contre, ce qui me dérange c'est..." Il marqua une courte pause. Suspens. "Que tu me vouvoies. On doit avoir globalement le même âge, on est collègues, on vient d'échanger plus de trois phrases sans s'entretuer alors on peut même considérer qu'on est amis, donc, pas besoin de ça." , argua-t-il, agitant vaguement une main en signe de négation.
"Je vais peut-être me remettre à l'art, un de ces jours!"
'Remettre'? Oh, intéressant. Le sujet demanderait une discussion plus approfondie.
"Si tu as besoin de la salle ou du prof, les deux sont à ta disposition sur simple demande. Et d'ailleurs le deuxième est tout à fait partant pour poursuivre cette conversation dans des circonstances plus clémentes." , répondit-il, désignant d'un signe de tête l'effectif de la classe. Les étudiants n'avaient pas spécialement l'air en détresse, mais le peu de conscience professionnelle dont disposait le prof d'arts suffisait à le dissuader de ne pas leur consacrer au moins une petite partie de son attention. Il aurait tout le loisir d'oublier leur existence dès l'instant où le cours prendrait fin.
… A propos d'attention, cette dernière fut vaguement titillée par un vacarme faiblard émanant du couloir, mais qui sans l'ombre d'un doute approchait de la salle d'arts plastiques. Un élève qui se pointe alors que le cours est presque terminé? Qu'il vienne, Hidekazu ne renvoyait jamais les retardataires. Ce qui ne voulait pas dire qu'il les traitait de la façon la plus cordiale qui soit, mais ça, c'est du détail, hm?
Ce sur quoi, la porte s'ouvrit à la volée, et un objet plus ou moins volant mais très certainement identifié en tant que l'ultime retardataire du premier cours de Shirogane effectua un vol plané aussi bref que ridicule en agitant désespérément les euh, membres antérieurs. Bousculer le prof, première erreur monumentale. Bousculer la surveillante -dont le prof précité a donc amorti le recul, se trouvant dans la continuité de la trajectoire-, deuxième erreur monumentale. Agripper au passage un élève en plein travail et occasionner une évidente dégradation sur son dessin, troisième erreur monumentale. Rester étalé par terre après s'être lamentablement vautré et ne pas s'en soucier plus que ça, quatrième erreur monumentale.... Devenir officiellement le nouveau paillasson de la salle d'arts pla', ça n'a pas de prix?
Hidekazu fit un pas en avant, se juchant par la même occasion sur le garçon toujours à terre, et qui ne risquait plus de se relever, maintenant. Le jeune prof était quand même encore une fois hyper-sympa, là où il s'était placé l'élève ne devait pas trop souffrir.
"Léopard!" , appela-t-il par-dessus le chevalet où la feuille déchirée était encore affichée. "Te fatigue pas à recommencer, le premier est encore assez lisible pour que je le corrige."
Il jeta un coup d'œil vers la carpette vivante.
"Toi par contre, n'espère pas que je te laisse l'occasion de toucher un crayon pour cette fois. En attendant, je suis très tenté d'inviter ma charmante collègue et ses chaussures à talons à tester mon nouveau tapis persan."
Ce sur quoi il déserta ledit tapis pour revenir se poster sur son coin de bureau habituel, jaugeant l'assemblée d'un regard sévère
"Bon. Vous devez avoir fini, ou peu s'en faut. Donc je répète: vous pouvez quitter la salle, mais vous laissez votre feuille et votre chevalet tels quels. Quant aux téméraires qui auraient envie de venir au prochain cours, je vous conseille d'apporter votre propre matériel. Pas uniquement de dessin, s'entend." , adressa-t-il à l'assistance du ton autoritaire avec lequel il énonçait usuellement les consignes et autres informations annexes, avant de marquer une courte pause. "Et pour ceux qui auraient du mal à se passer de moi, qui voudraient me servir mon café ou se plaindre à propos des Bruce corrigés que je mettrai à votre disposition dans quelques jours, en dehors des cours il est possible de me débusquer en salle des profs à peu près n'importe quand."
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Zephyrin Von Ludwig
Elève de 3ème année



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Sujet: Re: Shirogane-sensei, cours n°1. A Vos risques et périls. Dim 12 Juil 2009 - 1:11 |
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La feuille blanche qui rendait triste le Von Ludwig, il devait refaire son dessin en peu de temps, il savait très bien que le rendu au finale en partirait et aurait donc une note bien moins bonne que celle qu’il aurait eue avec son premier dessin. Il n’était pas idiot et n’avait pas une si haute estime de lui pour croire que son œuvre détruite était parfaite, mais au vu du temps qu’il avait passé dessus et le temps qui lui restait pour recommencer elle ne pourrait qu’être mieux. Puis l’état d’esprit dans le quel on dessine peut tout changer, avec un tel niveau d’énervement le résultat n’en serait que plus brouillon avec trop d’ombre, dans des tom beaucoup plus sombre que ce qu’il devrait être.
Toujours est-il que ça ne fait pas loin de cinq minutes qu’il est devant cette magnifique feuille blanche et qu’il envoie de mauvais onde vers le blondinet qui fait apparemment office de carpette au professeur d’art plastique. Juste au moment ou son crayon allait salir cette feuille immaculée le si gentille professeur l’appela par un bien jolie sobriquet en l’honneur de ses bottes. Zephyrin lâchât un son qui ne respectait pas au bas mot une dizaine de règles de la bienséance, mais ce n’était pas bien grave, il savait bien que personne dans cette salle ne s’en formaliserait et un tel soulagement pouvait bien autoriser cela. Et vu la bonne nouvelle que venait de lui annoncer son cher professeur d’art plastique il ne releva même pas le « Léopard »
Il était redevenu d’humeur joyeuse et tout en rangeant ses affaires il fredonnait un air de musique classique. Il n’avait pas grand-chose à remettre, mais prenait tout son temps, il prenait bien le soin de tailler parfaitement chaque crayon qu’il avait prit, de replacer la pince et le fils à Plon. Il n’était pas le premier à finir, mais ne serait pas non plus le dernier. Il prit enfin son dessin abimé et le replaça délicatement sur son chevalet. Sur un autre chevalet non loin de lui reposait un autre dessin terminé, celui de la jeune fille admirative de Bruce, qui devait certainement faire partie de la secte des Sceletusophile. Une fille bien étrange, qui avait donc toute sa place dans une salle comme celle-ci. Car oui, il n’y a pas à dire, la salle d’art plastique est remplit d’une bien étrange « aura » et le prince n’avait guère aidé en récitant Faust, bien qu’il était intimement convaincue que la totalité de cette classe était remplie d’inculte qui n’avait pas comprit un traitre mot de se qu’il avait dit. Et combien même on l’aurait comprit, Faust ne doit certainement pas être connu sur se continent.
Son jolie sac à main rose avait été renversé lors de l’accident, le prince y remit un peu tout son fouillis dedans, lui-même ne savait jamais se qu’il y avait à l’intérieur. Le mit à son bras et prit le chemin de la sortit, marcha alors sur le beau tapis persan de la salle d’art plastique, ainsi écrasé par ses belle botte léopard. Il fit alors un grand sourire à monsieur Shirogane. L’allemand avait bien aimé se cours uniquement grâce à cet enseignant, qui avait du mordant et savait rendre le cours intéressant. Puis ses pics étaient toujours bien placé, puis c’était toujours drôle de rencontrer des nécrophiles, enfin c’était sa première rencontre avec quelqu’un qui avait se genre de pratique. La seul qui l’avait quelque peu dessus et qu’il n’y avait au final pas eu de rituel vaudou ou de shamanisme pour essayer de réanimer se pauvre monsieur calcium. Le prince allemand jeta un dernier coup d’œil dans la salle avant de faire un de ses habituels discours
« Au revoir Monsieur Shirogane, votre cours fut très intéressant, et plus que mouvementé, si l’occasion se présente à nouveau se serait avec joie que je participerais à un autre de vos cours. Mais la question qui me brule les lèvres est : mais qu’est ce qui va bien pouvoir remplacer Bruce ? Il me tarde de savoir tout cela. Sur ce je ne vous dérange pas plus, amusez vous bien avec votre nouveau tapi. »
Après quoi il prit les bords de sa jupe et fit une révérence digne du dix-huitième siècle. Et sortit pour de bon de la salle du cours de dessin.
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Shirogane-sensei, cours n°1. A Vos risques et périls. |
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